Le ciel de janvier : que voir dans le ciel nocturne ce mois-ci ?

Le ciel de janvier : que voir dans le ciel nocturne ce mois-ci ?

Introduction : un nouveau cycle sous les étoiles d’hiver

Alors que l’année 2026 débute dans le froid hivernal, le ciel de janvier se révèle d’une pureté exceptionnelle. Les longues nuits sont un véritable cadeau pour les passionnés d’astronomie, offrant de superbes occasions d’observer le ciel. Les constellations hivernales dominent la voûte céleste, les planètes brillent comme des phares et les curieux peuvent même assister à des phénomènes rares et historiques. Préparez vêtements chauds, jumelles ou télescope, et laissez-vous guider sous le dôme scintillant de l’hiver.

Jupiter, reine du ciel d’hiver

En ce mois de janvier 2026, la vedette incontestée du ciel nocturne est Jupiter. L’immense planète gazeuse atteint son opposition le 10 janvier 2026, c’est-à-dire qu’elle se trouve à l’opposé du Soleil dans le ciel terrestre. Résultat : elle est extrêmement brillante, visible toute la nuit et remarquablement haute dans le ciel d’hiver. Même à l’œil nu, Jupiter est facile à repérer : un éclat blanc doré, plus stable et intense que celui d’une étoile.

Avec de simples jumelles, on peut distinguer ses quatre satellites galiléens – Io, Europe, Ganymède et Callisto – qui se déplacent chaque nuit comme un petit ballet céleste. Au télescope (dès 100 mm d’ouverture), la planète dévoile ses bandes nuageuses caractéristiques, et les observateurs patients pourront admirer la fameuse Grande Tache rouge, immense tempête ovale en rotation lente.

Jupiter entame également un mouvement rétrograde jusqu’au 11 mars 2026. Cela signifie qu’elle semble reculer parmi les étoiles du Taureau, un effet dû à la position relative de la Terre et de la planète dans leurs orbites respectives. Deux rapprochements notables avec la Lune marqueront ce mois : le 3 janvier et le 30 janvier. De magnifiques duos célestes à immortaliser, que vous soyez simple curieux ou adepte de l’astrophotographie.

Phénomènes astronomiques à ne pas manquer

Les Quadrantides : première pluie d’étoiles filantes de l’année

Le 3 janvier annonce le maximum des Quadrantides, une pluie de météores souvent intense mais peu connue. Habituellement, elle peut produire jusqu’à 120 étoiles filantes par heure. Cette année, toutefois, la Pleine Lune gênera l’observation, éclipsant les météores les plus faibles. Pour maximiser vos chances, éloignez-vous des lumières urbaines et observez entre 4h et 6h du matin dans la direction du nord-est.

La comète 24P/Schaumasse, discrète mais intéressante

Découverte en 1911, la comète périodique 24P/Schaumasse refait son apparition. Elle passera au plus près du Soleil le 4 janvier et deviendra plus facilement observable après le 12 janvier. Sa magnitude autour de 8 la rendra visible avec de petites lunettes astronomiques ou des jumelles sous un ciel sans pollution lumineuse. On pourra la repérer dans la constellation du Cancer, au-dessus de l’horizon est avant l’aube.

L’occultation des Pléiades par la Lune

Le 27 janvier vers 22h30, un spectacle rare aura lieu : la Lune occultera les Pléiades, célèbre amas ouvert de la constellation du Taureau. Les étoiles de ce « mini-essaim » bleu disparaîtront une à une derrière le disque lunaire, puis réapparaîtront au fil des minutes. Un spectacle à suivre à l’œil nu ou aux jumelles, émouvant par sa lenteur et sa précision.

Les autres planètes visibles

  • Saturne brille encore bas dans le sud-ouest au crépuscule, nichée dans la constellation des Poissons. Elle se couche tôt, vers 21h, offrant de belles occasions d’observation en tout début de nuit.
  • Uranus trône dans le Taureau, non loin de Jupiter, et se laisse deviner comme une petite bille bleu-vert au télescope.
  • Neptune, située à l’est de Saturne, exige un instrument plus puissant, mais reste visible en début de soirée avant de plonger sous l’horizon.

Conseils d’observation

En hiver, les soirées froides et limpides favorisent l’observation astronomique, mais quelques précautions s’imposent :

  • Habillez-vous chaudement, avec plusieurs couches et des gants fins permettant de manipuler votre matériel.
  • Laissez vos instruments s’acclimater à la température extérieure pendant 20 à 30 minutes avant d’observer : cela limite la turbulence interne.
  • Pour repérer facilement Jupiter et les constellations d’hiver, utilisez une application mobile ou un planisphère tournant.
  • Choisissez un lieu dégagé vers le sud-est ou le sud, loin des lampadaires et éclairages urbains.
  • Munissez-vous d’une lampe rouge pour préserver votre adaptation à l’obscurité.

Les jumelles 10x50 sont idéales pour débuter : elles révèlent les satellites de Jupiter, les principales étoiles doubles et les amas ouverts comme les Pléiades ou l’amas de la Crèche. Un télescope de 100 mm ou plus permet d’admirer plus en détail Saturne, ses anneaux, et les bandes brumeuses de Jupiter.

Repérage du ciel nocturne de janvier

Le ciel de janvier est dominé par les constellations d’hiver, parmi les plus spectaculaires de l’année. En haut du ciel, Orion se distingue grâce à sa ceinture formée de trois étoiles alignées. Juste sous son arc, la nébuleuse d’Orion (M42) se dévoile comme une tache floue à l’œil nu, véritable berceau d’étoiles observé aussi par les professionnels. À gauche d’Orion, Le Taureau avec l’amas des Hyades (en forme de V) et les Pléiades ajoute une touche d’élégance au firmament. Au-dessus, le Cocheur abrite l’étoile Capella, éclatante de teinte dorée, tandis que plus bas, le Grand Chien brille avec Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel nocturne.

Pour les observateurs attentifs, il est aussi amusant de repérer la ligne hivernale : un alignement imaginaire reliant Sirius, Procyon et Pollux, puis Castor et Capella — une véritable autoroute d’étoiles.

Anecdotes historiques et culture spatiale en janvier

Le mois de janvier est aussi riche en souvenir d’exploits humains liés à l’espace. Le 10 janvier 1946, le projet Diana réalise la première communication radar avec la Lune : un écho radio, envoyé depuis le New Jersey, rebondit sur la surface lunaire et revient sur Terre, confirmant pour la première fois la possibilité de dialoguer avec notre satellite par ondes. Cet exploit marqua le début de l’ère des communications spatiales.

Le 14 janvier 1966, disparaissait Sergei Korolev, l’architecte du programme spatial soviétique et père des premières missions habitées. Sans lui, l’envoi de Youri Gagarine autour de la Terre n’aurait sans doute pas été possible.

Enfin, le 28 janvier 1986, le monde entier fut bouleversé par la tragédie de la navette Challenger, qui explosa peu après son décollage. Cet événement marqua profondément la recherche spatiale et la manière dont les missions furent préparées par la suite.

Conclusion : un mois d’émerveillement

Le ciel de janvier conjugue la splendeur hivernale avec la promesse d’un nouveau départ. Que vous leviez les yeux pour admirer Jupiter à son apogée, une étoile filante des Quadrantides, ou les délicates Pléiades dissimulées par la Lune, chaque moment d’observation est une porte ouverte sur l’infini. Prenez le temps d’observer, de comprendre, de rêver. Ce premier mois de l’année offre, plus que jamais, un spectacle céleste à la portée de tous.

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